Rien ne va plus entre Radio-Canada et son Syndicat des communications. La direction de Radio-Canada a annoncé, en fin de journée, jeudi, qu’elle rompait les négociations avec le SCRC. Le porte-parole patronal à la table de négociation, M. Christian Bougie, a informé le syndicat et les conciliateurs du ministère fédéral du Travail, MM. Réjean Bercier et Jacques Lessard, que la Société n’entendait plus négocier et qu’elle déposera plutôt une offre finale et globale le jeudi 15 avril à 8h.
Cette annonce surprise survient à cinq jours de la fin de la conciliation et après plus de deux mois de négociation entre les deux parties. Le SCRC est sans contrat de travail depuis le 28 mars.
Le SCRC dénonce vigoureusement la décision de Radio-Canada, qui tente une fois de plus de court-circuiter le processus normal de négociation. Visiblement, l'administration du pdg Robert Rabinovitch ne semble avoir tiré aucune leçon du lock-out de neuf semaines qui a secoué l’entreprise il y a deux ans.
En agissant ainsi, Radio-Canada montre son vrai visage, celui d'un employeur qui ne respecte pas ses employés. Radio-Canada n'a jamais vraiment voulu négocier avec le SCRC. Elle préférerait que notre syndicat s'écrase, qu'il fasse le beau, plutôt que de discuter sérieusement avec nous. Force nous est de constater qu'il s'agit du même employeur de lors de la grève des réalisateurs de 1959, lors de la grève des journalistes en 1980, lors de la grève des techniciens en 2000, ou lors du lock-out de 2002.
Petite assemblée deviendra grande...
Quelques heures plus tôt, environ 120 membres du SCRC ont participé à midi aujourd'hui à Montrtéal à une assemblée d'information dans le mythique sous-sol de l'église Saint-Pierre-Apôtre. Mythique, parce que c'est là que se réunissait le contingent montréalais du syndicat lors du lock-out de 2002. Pas tout à fait une répétition de l'assemblée générale de la semaine prochaine, l'assemblée a tout de même été l'occasion d'entendre les questions des membres concernant notamment la fusion des syndicats, les revendications des contractuels et notre présence dans les médias. L'assemblée a aussi été l'occasion d'amasser quelques signatures de plus en faveur des contractuels.
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